Ni revue de presse, ni magazine, Flair est un instant de réflexion qui s’invite dans le flux de votre quotidien. Quelques secondes de lecture, une fois par semaine, pour vous permettre de reprendre votre inspiration et regarder le monde d’un nouvel œil.
Objets importés
Retrouver au bureau le confort du domicile est devenu une exigence. Tout l’enjeu consiste alors à articuler confort collectif et confort individuel. Il est vrai que pendant longtemps, l’essor des open spaces et la rationalisation des postes ont cherché à lisser les usages. Le bureau s’est voulu neutre, interchangeable, régi par la règle du clean desk. Les traces individuelles s’effaçaient au profit d’un ordre collectif maîtrisé. La personnalisation trouvait alors sa place dans les espaces communs, enrichis pour apporter chaleur et confort à des postes standardisés. Aujourd’hui, le mouvement se déplace à nouveau. Les travailleurs eux-mêmes en deviennent les derniers concepteurs, en y introduisant des objets familiers : un plaid pour se réchauffer, des chaussons, une tasse à café personnelle, un coussin pour sa chaise… Des objets non professionnels qui redessinent les contours de l’espace sans en modifier l’architecture. Dans ces environnements tertiaires, chacun apporte ce qui lui manque. Le bureau devient une base que l’on complète. Et permettent finalement d’instaurer une continuité discrète entre les lieux : la frontière entre bureau et maison disparait. Le bureau devient moins un lieu que l’on occupe qu’un espace que l’on habite, à sa manière, par touches successives, au rythme de ce que chacun choisit d’y apporter. Même si chacun se doit de ranger ses effets personnels dans un casier, cela montre toutefois que le standard collectif est complété au profit d’une constellation de conforts individuels. Ce ne serait pas cela l’hospitalité ?
© Adobe Stock
Gardons le lien !
Abonnez-vous à Flair ! Le flux et le fow de l’actualité vus par Citti. Cliquez ici !


